La carte du roman

J’aime beaucoup la géographie et l’urbanisme, je suis un marcheur presque « militant », un promeneur fervent, et je tenais vraiment à ce que mon premier roman soit très « ancré », qu’on y sente les lieux. Les personnages eux-mêmes passent des nuits entières à errer dans le quartier latin, rendant ainsi (plus ou moins consciemment) hommage aux dérives de Guy Debord et de ses amis.

Guide_Psychogeographique

En sortant du métro, Ratel se laisse porter, un peu au hasard, vers le théâtre de l’Odéon. Il fait de la psychogéographie du pauvre, croit à ses intuitions, aux ambiances qui l’entourent. Il se dit que peut-être, comme Horacio Oliveira, il tombera nez à nez avec la Sybille.

Quand j’avais 19 ou 20 ans, j’avais lu Du bon usage de la lenteur, de Pierre Sansot. Il y raconte justement ses flâneries nocturnes, avec son style si poétique. J’avais été très impressionné.

Sansot

La carte du roman

Résultat, je me suis amusé à faire une carte avec quelques lieux du livre.