[annonce de parution] Le point de Schelling est en librairie !

Tambour et trompettes, mon deuxième roman, Le Point de Schelling, est sorti le 16 mars 2017 aux éditions Gallimard !

Vous pouvez donc désormais l’acheter chez votre libraire (s’il ne l’a pas en stock, ne partez pas : commandez-le et il le recevra très rapidement).

 

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Est-ce que les choses sont très différentes entre un premier et un deuxième roman ? Oui, en partie.

Pour le premier roman, d’abord, tout est nouveau : séance de signature des services de presse, séance avec la photographe, dédicaces, etc.

Ensuite, être « primo-romancier » (comme on dit) présente un avantage certain, c’est que généralement, on ne reçoit pas de mauvaises critiques. Comme les journalistes ne sont pas sadiques et qu’il n’y a pas d’attente autour de votre roman, la situation est simple. Soit le journaliste aime et il en parle, soit il n’aime pas (ou ça ne l’intéresse pas) et il n’en parle pas. Et puis c’est peut-être plus facile d’écrire sur un premier roman parce qu’indépendamment du livre, il y a déjà un « angle » et une « actualité » (c’est un premier roman, une nouvelle voix).

L’enfer du deuxième roman, allégorie (Jean Le Tavernier, v. 1455)

On dit toujours que le deuxième roman est le plus difficile. Je me souviens d’une auteure qui dédicaçait à côté de moi au salon du livre, qui m’avait mis en garde à propos de ce fatal deuxième roman (mon premier livre était sorti deux mois plus tôt, j’étais insouciant et je ne me doutais pas que j’avançais vers un abîme ténébreux !). Je me souviens d’une autre auteure qui m’avait annoncé « je vais écrire vite le deuxième pour pouvoir passer directement au troisième » (raisonnement habile ! Un professeur m’avait expliqué que pour éviter de trop cogiter sur la première phrase d’une dissertation de philosophie, il suffisait de commencer par la deuxième. Bon, il se fait que cette romancière apeurée a reçu un grand prix littéraire pour son second texte et qu’elle n’a pas encore écrit de troisième – comme quoi, en matière de livre, les règles sont toute relatives).

Un article de La Vie s’appelait « L’enfer du deuxième roman » et France Culture avait consacré une émission à la question dont le titre était « Le cauchemar du deuxième roman ». Rien que ça !

 

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Alors, ce qui ne change pas entre le premier et le deuxième roman, c’est la joie d’avoir fini un texte et de le voir en librairie et de savoir qu’il sera lu. Mais ce qui est vrai, c’est qu’il y a un peu plus de risques : on n’est plus protégé par le statut de « nouvel auteur », et on peut recevoir des articles négatifs ou n’intéresser personne (ça, c’est donc la version « enfer du deuxième roman »). Il y a même un prix du deuxième roman qui s’est créé !

 

Guy Debord en pleine action

Quant à moi, l’expérience promet d’être différente ou en tout cas… consciente. Non pas que j’aie été constamment alcoolisé les 6 mois suivants la sortie de mon premier livre (Debord, « c’est un fait que j’ai été continuellement ivre tout au long de périodes de plusieurs mois ; et encore, le reste du temps, avais-je beaucoup bu. » Panégyrique), mais parce que ma première fille est née un mois après la parution de La Paresse et l’oubli. Autant dire que quand ce premier roman est sorti, j’étais dans un état second, très très loin de la planète Terre, et tout me semblait parfaitement normal (tiens, un article dans Télé 7 jours le jour de la sortie ? ok ; Europe 1 en direct le dimanche midi ? parfait ; France 3 ? oui, j’arrive !).

Bref, entre « enfer du deuxième roman » et lucidité post-paternité, cette nouvelle aventure littéraire s’annonce passionnante !